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  • Every day from 11:00 am until 07:00 pm, Nov 10 2015 to Dec 08 2015
  • Galerie de L'institut Francais du Liban, Rue de Damas, Beirut, Lebanon
  • Exhibitions, Arts & Culture

Exposition Alfred Tarazi à l'Institut Français du Liban

Alfred Tarazi est né en 1980. Son travail s’articule autour de la guerre libanaise. Depuis 2000, il a participé dans des expositions collectives au Liban, Kuwait, Dubaï, Lisbonne et Londres. Il a également participé à ‘Slick Art Fair’ à Paris en 2010 et à Art Dubaï en 2011. Il a exposé en juin 2011 au BEC, où 49 artistes libanais, toutes générations confondues, s’étaient réunis autour du thème ’Rebirth’ (Renouveau). Tarazi a participé à ‘Dial 911 For the New Middle East’ à la galerie ‘The Running Horse’ en août 2011. En 2012, il présente ’The Oath’, une exposition qui n’est pas qu’une simple présentation du travail d’Alfred Tarazi, elle invite le public, par les suggestions que les œuvres feraient naître en lui, à revivre certains fragments du passé.

MONUMENT A LA POUSSIERE
Au commencement il y avait la volonté de s’assoir, d’écrire et de se souvenir. Puis, en m’engageant dans ce processus, le constat: la mémoire est une prison et je suis captif dans une cellule de ma propre construction.
Au commencement il y avait des objets, des présences physiques qui avaient besoin de mots afin de devenir intelligible. Ce sont les résidus des vies et des métiers qui ont occupé ma famille et ils se trouvent disséminés à travers des entrepôts, des armoires et des étagères, accumulant de la poussière jusqu’à ce que la question de leur survie soit soulevée. Ce sont les restes en ruines de la vie de mes parents qui sont devenus avec le temps les témoins muets d’un âge désuet et je suis devenu le porteur de ce poids encombrant et pesant.
Ce sont des moments volés au passé et déposés aux pieds d’un futur intransigeant.
Ils portent l’espoir de transformer la somme de ces échecs en une victoire éclatante: un monument à la poussière.

MONUMENT TO DUST
In the beginning, there was the will to sit, write and remember. Then, as I engaged further into that process, the realization hit: memory is a prison and I am a captive in a jail of my own making.
In the beginning, there were objects, material presences that demanded words to be written in order to become intelligible. These are the residues of the lives and trades of my family and they lay scattered across warehouses, shelves and closets, gathering dust until the question of their survival arises. These are the ruined remnants of my parent’s lives that have over the years turned into silent witnesses to a forlorn age and I have become the carrier of their cumbersome and crushing weight.
These are the stories of my childhood, of my fathers and forefathers, stories of wars, exodus and aborted transmissions.
They are moments stolen from the past and laid down at the feet of an unrelenting future.
They carry the hope of transforming the sum of all those defeats into an overwhelming victory: a monument to dust.

More info: Alfred Tarazi : 03 22 37 38